FUCK FOREVER ! Babyshambles à Toulouse

Publié le par Ben Astruc


                                          BABYSHAMBLES LIVE !

 


   Un soir de novembre à Toulouse (To Lose ?), ça n'a souvent rien de très rock'n'roll... Sauf que ce soir, si une bonne partie de la disons "jeunesse" de la ville fait les cent pas sur près de trois cent mètres de trottoir, ce n'est pas pour une sempiternelle soirée techno mal enbouchée ou un revival country... Non, ce soir, c'est pour les Babyshambles de Pete Doherty qu'on attend.
   Pete Doherty, l'enfant terrible (comme on dit) de la vieille Albion, qui fait là ses premiers pas dans le sud de la France. Des premiers pas plutôt tardifs, surtout pour celui qui dit aimer ce pays plus que n'importe quel autre. Mais bon, mieux vaut tard que jamais...
   C'est donc une foule d'autant plus acquise d'avance qu'il s'agit de la première fois que l'ami Pete vient jouer ici. Ce qu'il va d'ailleurs commencer à faire presque à l'heure. Ce qui se doit d'être signalé, l'intéressé étant quand même un fervent adepte de la scène buissonnière... Ainsi jusqu'au dernier moment des rumeurs faisaient état sur le Net de sa possible absence... Pour quelle raison cette fois ? Avion raté ? Coma dans un parc ? Arrestation ? Baston de rue ?
  
   Mais non, au grand dam des détracteurs, Pete est là ce soir, ni trop chancelant ni trop speed, tout juste lui-même, c'est-à-dire tout juste ce qu'il faut pour être en état d'assurer un concert jusqu'au bout... Et la foule, en grande partie composée de (très) jeunes filles trempées et hurlantes, va en avoir pour ses 20 euros...
   Car les Babyshambles s'y entendent pour partager avec tout le monde leur énergie. Le rythme  est très rapide, saccadé, pas toujours contrôlé (d'où quelques dérapages). Peu de relachements au menu, au contraire : beaucoup d'accélérations, de coups de speed, prennent au dépourvu (par exemple sur les excellentes versions de "Killamangiro" ou de "Pipedown"). Le son est assez crade, très saturé, souvent confus (donc très punk ?), quelquefois même assez brouillon... d'où quelques petits plantages, en particulier pendant le premier quart d'heure, pendant lequel le groupe se cherche un peu... Mais rien d'alarmant : on sent que ces loustics-là se connaissent, et qu'ils s'y entendent à mener un public par le bout du nez.
   Au programme donc : une bonne poignée de classiques bien sûr, histoire de rassurer, le public français aimant bien s'y retrouver quand il va écouter un artiste, mais aussi un certain nombre de morceaux complètement inédits que même sur le Net on aura pas encore eu l'occasion d'entendre. La seule "erreur" du concert aura d'ailleurs été de commencer par justement un de ces morceaux, que par définition le groupe ne maitrise pas autant que les chansons de l'album. Mais rien de choquant non plus à l'oreille, même s'il arrive que l'ensemble soit un peu confus... Mais c'est justement là un des ingrédients de la recette même du rock'n'roll !
   Ce qu'on pourrait regretter ? A coup sûr l'absence de la délicieuse Kate Moss, qui, il y a quelques jours à Paris, rejoignait sur scène son lovely bad boy le temps d'une version déglinguée de "La Belle Et La Bête", SA chanson (et celle des afficionnados de la coke...). Pete en aura quand même joué une version ce soir, mais d'une façon beaucoup trop confuse pour reproduire ne serait-ce que 5% de la sensualité inhérente à la version de l'album...

   Au final, c'est après une parfaite interprètation de l'impeccable "Fuck Forever" (qui à force de concerts est devenu un véritable hymne rock'n'roll, si ! si !), que Pete Doherty quittera la salle, evidemment sous un tonnerre d'applaudissements, tous aussi sincères que déchainés... Des moments comme celui-ci sont rares dans une ville aussi endormie et aussi peu rock que Toulouse. Le public ne s'y est pas trompé, d'où ce triomphe accordé à celui qui reste l'artiste le plus controversé de ces dernières années...

   En attendant la sortie du second album des Babyshambles... sex, drugs & rock'n'roll !

   ... & ride on, baby pete !




  
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Publié dans branleurs

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B
Ca, c'est sûr que l'ami Pete a pris deux ou trois tailles... Et ça, c'est certainement pas la défonce qui en est responsable ! P.S. : au fait, ma nouvelle adresse e-mail est : benjee666@hotmail.frSex, Drugs & Rock'n'Roll ! ! !  ! !
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K
J'y étais c'était un grand moment, dommage qu'on ne se soit pas vu, j'ai essayé d'appeler chez vous mais le numéro n'est plus attribué; dommage on a raté une bonne occas de s'éclater ensemble.En ce qui concerne le show, rien a redire, sauf que Pete aurait besoin de faire un peu de sport. Aurait-il changé de défonce pour justifier un tel bidon ? Dans ce cas, tant mieux pour lui mais tant pis pour son sex-appeal... Heureusement le talent est intact !
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